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Bonnes résolutions ou Anti résolutions ?

Hello !! Bonne année à tous ! Il est temps de commencer cette nouvelle année du bon pied !! Alors, prêt à prendre de bonnes résolutions qu'on ne tiendra pas ? Cet article peut peut-être vous aider.

 

En 2019, j’avais décidé de prendre de bonnes résolutions. Comme chaque début d’année civile déclenche dans nos entourages au moins une prise d’engagement, celle de prendre de "bonnes résolutions". Elle peut aussi pour certains survenir au retour des vacances d’été, au mois de septembre lors de la "rentrée". Désormais, j’aborde les choses différemment. J’aime observer ce qui se passe autour de moi et j’ai fini par constater que les "bonnes résolutions", au lieu d’avoir le pouvoir de nous tirer vers le haut, ont souvent l'effet inverse. Mais pourquoi ?

Bonnes résolutions ou Anti résolutions ?

Le 1er janvier est un repère temporel fort, idéal pour prendre un nouveau départ, pour ceux qui considère que la vie se découpe en chapitres. C’est une date marquante choisie pour se motiver soi-même, ou à plusieurs afin de changer un ou plusieurs aspects de sa vie tel qu'arrêter de fumer, se mettre au sport, arrêter les excès d’alcool, etc...

Cependant, à mesure que défilent les semaines, les résolutions prennent souvent un coup dans l’aile, et au terme des 3 à 6 premiers mois de l’année, le constat que rien ne s’est passé comme prévu devient alors évident. Et on attend la prochaine année. Et sur le long terme, cela devient démoralisant.

Mais pourquoi ?

Le manque de temps :

 

C'est le cas de la moitié de ceux qui ont un emploi et qui n'ont pas d'enfants. Pour ceux qui élèvent une famille environ 58%.

Comment les gens peuvent-ils prendre de nouvelles résolutions alors qu'ils sont déjà si nombreux à manquer de temps ? Ne serait-ce pas une forme de pression temporelle auto-imposée ?

Beaucoup de gens se plaignent que le travail est la principale raison pour laquelle ils n'ont pas le temps. Nous devons tous mettre du pain et du beurre sur la table. Pourtant, le nombre d'heures consacré au travail est demeuré, dans l'ensemble, relativement stable au cours des dernières décennies. En fait, les gens (surtout les hommes) ont plus de temps libre aujourd'hui qu'il y a 50ans.

Mais tout le monde n'apprécie pas les loisirs de la même façon. Les personnes plus rémunérées et/ou plus instruites travaillent plus et ont donc moins de temps libre. Si si, vous avez bien lu : les personnes les plus susceptibles de se plaindre de manquer de temps sont riches et très instruites. Elles choisissent de travailler davantage parce que leur emploi est bien rémunéré et non parce qu'elles sont en mode survie. Ainsi, à moins que quelqu'un ne soit très pauvre et/ou monoparental, la plupart des contraintes de temps liées au travail dont les gens se plaignent peuvent être une illusion.

Les longues heures de travail ne sont pas la seule forme de pression temporelle auto-infligée. Lorsque les gens se sentent pressés par le temps, ils estiment que c'est parce qu'ils n'ont pas le temps de tout faire. Mais que se passerait-il si leur définition de « tout » n'était pas tout ce qu'ils ont réellement à faire, mais tout ce qu'ils pourraient faire ?

Beaucoup de gens souffrent aujourd'hui d'un FOMO chronique («fear of missing out»), la peur de manquer quelque chose. Les chercheurs ont constaté que certaines personnes sont même prêtes à s'adonner à des activités désagréables (comme par exemple, dormir dans des hôtels de glace) dans le seul but de vivre le plus de choses possibles.

 

Ce que les autres pensent de nous

 

Il y a une autre source de pression temporelle auto-imposée : ce que les autres pensent de nous. La façon dont nous utilisons notre temps a une valeur symbolique ; elle en dit long sur qui nous sommes. Et si nous ne faisons rien de productif avec notre temps, d'autres nous traiteront de fainéants paresseux. C'est pourquoi certaines personnes choisissent délibérément d'être toujours pressées et occupées.

Parce qu'être occupé est une marque d'honneur, de statut social. Si nous sommes occupés, que nous n'avons jamais le temps et que nous travaillons dur, dit la société, nous aurons l'air d'une meilleure personne.

Nous nous mettons déjà trop de pression sur nous-mêmes.

Pourquoi prendre de nouvelles résolutions ? Quelle autre alternative à cela ?

Bonnes résolutions ou Anti résolutions ?

Prendre des résolutions raisonnables :

 

La solution ne serait-elle pas d’avoir des objectifs raisonnables pour ne pas s’encombrer de pression inutile ? Cette année, je ne me suis fixée aucun but puisque je n’ai pas besoin de révolutionner ma vie. J’ai seulement envie de poursuivre mes efforts, pour être une bonne personne avec les autres et une femme accomplie. Je suis partisane du changement dans la continuité, de la douceur et de la mesure en toute chose.

Et si finalement, 2020 était l’année pour faire la paix avec soi-même ? Pour cultiver la bienveillance et l’amour pour soi ? Dans un monde moderne où le quotidien est rythmé par la recherche permanente de plus de rentabilité et de performance, où la faculté à répondre à cette pression présume de la valeur que l’on a. Et si on débranchait un peu pour voir le train passer, et apprécier chaque instant, chaque effort, à sa juste valeur ?

 

Les anti résolutions :

 

Et si, au lieu de prendre des résolutions de fin d'année, on adoptait des anti-résolutions ? C'est l'idée du chercheur et spécialiste de la gestion du temps à l'École de gestion de l'Université Concordia de Montréal, Brad Aeon. Selon lui, notre désir constant d'en faire toujours plus finit peut-être par nous nuire. On devrait ainsi plutôt prendre plus souvent le temps de ne rien faire.

À moins que vous n'ayez déjà beaucoup de temps libre, vous devriez peut-être envisager de faire des anti-résolutions, c'est-à-dire passer moins de temps à faire ce que vous faites déjà.

Certains pourraient vous traiter de paresseux. Mais s'il y a quelque chose que j'ai appris de mes recherches sur la gestion du temps, c'est de ne jamais laisser d'autres personnes vous culpabiliser parce que vous ne travaillez pas assez.

C'est normal de faire moins, ou même de ne rien faire. Avoir beaucoup de temps libre peut vous rendre plus heureux et plus présents. Qui sait, le fait d'être moins occupé donnera peut-être aux gens le temps de réfléchir aux raisons pour lesquelles ils étaient si occupés.

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